Fitch abaisse la note de la dette française
Fitch abaisse la note de la dette française
L'agence de notation Fitch a abaissé la note de crédit de la France de AA- à A+, un signal fort qui fait passer la dette du pays d'une catégorie de haute qualité à une simple catégorie « moyenne supérieure ». Cette décision reflète les inquiétudes croissantes quant à la viabilité des finances publiques françaises, la dette dépassant désormais 113 % du PIB.
Fitch souligne notamment l'instabilité politique comme facteur clé. Les blocages institutionnels récents et l'absence de majorité claire compliquent la mise en œuvre des réformes budgétaires, rendant incertaine la trajectoire de réduction du déficit. L'agence estime peu probable que la France repasse sous le seuil de 3 % du PIB avant 2029, le déficit actuel oscillant entre 5,5 % et 6 %.
Cette dégradation de la note pourrait avoir un impact direct sur le coût du financement public. En exigeant une prime de risque plus élevée, les investisseurs pourraient relever les taux d'intérêt nécessaires pour prêter à la France, alourdissant ainsi le fardeau de la dette et accentuant le resserrement du cycle financier.
Certains fonds internationaux, soumis à des critères de qualité de crédit stricts, pourraient également réduire leur exposition aux obligations françaises, accentuant ainsi la pression sur les marchés. Le gouvernement devra donc rapidement convaincre les investisseurs de sa capacité à maîtriser les finances publiques.
Alors que les autorités insistent sur la solidité structurelle de l'économie française, la décision de Fitch sert de rappel : sans réformes fiscales et stabilité politique, la France risque de voir sa crédibilité financière se détériorer sur la scène internationale.
Prêt à commencer à gagner de l'argent ?
Rejoignez plus de 1 849 utilisateurs qui gagnent jusqu'à 7 % d'APY sur leurs économies en cryptomonnaies.
Inscrivez-vous maintenantAucun délai de blocage • Retrait possible 24h/24 et 7j/7
La stratégie/MSTR a été rejetée par le S&P 500
Strategy (anciennement MicroStrategy), société réputée pour ses importantes accumulations de Bitcoin, disposait d'arguments solides pour son inclusion dans l'indice S&P 500 : une capitalisation boursière élevée, des volumes d'échanges importants et des bénéfices solides d'après ses derniers rapports. Pourtant, lors du rééquilibrage de septembre, le comité de l'indice n'a pas retenu son action MSTR. Selon JPMorgan, cela pourrait indiquer que le modèle de « trésorerie crypto » atteint ses limites.
JPMorgan souligne la « lassitude des investisseurs » face à l'inscription du Bitcoin dans le bilan des entreprises. Le cours de l'action MSTR, après une forte hausse ces dernières années, a déjà subi une correction marquée par rapport à son sommet, reflétant une méfiance croissante liée aux incertitudes opérationnelles telles que la gestion de la dette, les coûts de financement et l'exposition directe à la volatilité du Bitcoin.
Un rejet de la part de S&P pourrait avoir des répercussions importantes : d’autres fournisseurs d’indices pourraient réexaminer la présence de Strategy et d’entreprises similaires dans leurs indices de référence. Si de telles exclusions se multiplient, l’accès au financement, aux capitaux propres et à la visibilité de ces entreprises s’en trouverait encore plus restreint.
Malgré ce revers, Strategy continue d'accroître ses réserves de Bitcoin, renforçant ainsi sa position parmi les principaux détenteurs de cryptomonnaies. Mais pour JPMorgan, l'enjeu ne se limite plus à l'accumulation de cryptomonnaies : il s'agit désormais de démontrer sa capacité à générer des revenus stables et diversifiés et à assurer une gouvernance financière crédible.
Kraken propose des actions tokenisées aux Européens
Kraken déploie sa solution xStocks sur le marché européen, permettant aux utilisateurs de l'UE de négocier des versions tokenisées d'actions et d'ETF américains sur sa plateforme. L'offre comprend plus de soixante titres initialement disponibles dans plus de 100 pays, renforçant ainsi sa mission de rendre les marchés traditionnels plus accessibles.
Ces actions tokenisées ne confèrent pas les droits traditionnels des actionnaires, tels que le droit de vote, mais permettent aux investisseurs de profiter des fluctuations du prix des actifs sous-jacents. Un avantage majeur réside dans la possibilité de transférer les tokens vers un portefeuille non dépositaire, offrant ainsi aux utilisateurs un contrôle accru.
Le lancement inclut une disponibilité des transactions 24h/24 et 5j/7, contrairement aux horaires des marchés boursiers traditionnels. Kraken propose également des sessions de négociation étendues pour ces actifs tokenisés, offrant ainsi une plus grande flexibilité aux investisseurs situés dans des fuseaux horaires différents.
Cette initiative intervient peu après l'obtention par Kraken de sa licence MiCA auprès de la Banque centrale d'Irlande, l'autorisant à proposer légalement des services de cryptomonnaies dans toute l'Union européenne. xStocks figure parmi les premières offres de tokenisation légales en Europe dans ce cadre réglementaire.
Kraken place la barre plus haut face à des concurrents comme Robinhood et d'autres fintechs proposant déjà des services similaires. Son lancement européen pourrait intensifier la concurrence entre les plateformes proposant des actifs tokenisés.
Commencez à gagner dès aujourd'hui
Ouvrez votre compte gratuit en quelques minutes et commencez à générer des revenus passifs.
Tether annonce son arrivée aux États-Unis
Tether s'apprête à lancer un stablecoin appelé USAT, spécialement conçu pour le marché américain. Ce jeton sera conforme à la loi Genius Act récemment adoptée, qui impose des exigences strictes : des réserves entièrement garanties par des actifs liquides (notamment des bons du Trésor), des audits réguliers et une transparence accrue.
Bo Hines, ancien conseiller de la Maison-Blanche en matière de cryptomonnaies, a été nommé à la tête de la nouvelle division américaine de Tether. Les jetons USAT seront émis par Anchorage Digital, une banque émettrice américaine réglementée, et leurs réserves seront gérées par Cantor Fitzgerald. Le déploiement est prévu d'ici la fin de l'année.
Parallèlement, le stablecoin USDT de Tether restera un actif « étranger », mais devra également adapter son modèle aux exigences du Genius Act pour conserver sa place dans l'écosystème juridique américain.
Avec USAT, Tether vise à renforcer sa présence aux États-Unis, non seulement pour régulariser ses opérations, mais aussi pour capter une partie des volumes de transactions élevés du marché intérieur. Le contexte est favorable : la réglementation des stablecoins se précise, offrant ainsi une opportunité stratégique.